
L’intelligence artificielle (IA) est sur toutes les lèvres. De nombreuses entreprises rêvent d’intégrer des algorithmes avancés pour optimiser leur gestion des risques financiers. Pourtant, la réalité du terrain est souvent bien différente.
Dans beaucoup de directions financières, les processus sont encore manuels, archaïques et fragiles. Excel règne en maître, les fichiers circulent par email, et les procédures sont éparpillées entre plusieurs services. Dans ce contexte, parler d’IA est un non-sens : comment espérer exploiter l’intelligence artificielle si les bases ne sont même pas en place ?
Loin d’être un simple problème technique, cette dépendance aux processus manuels expose les entreprises à des risques majeurs :
- Erreurs humaines dues aux manipulations manuelles répétées
- Perte d’informations critiques en cas de départ d’un collaborateur clé
- Incohérence et manque de traçabilité des données entre les équipes
- Impossibilité d’industrialiser la gestion du risque
L’IA ne fonctionne pas dans le vide. Avant de l’envisager, il faut d’abord construire un socle technologique robuste, capable d’automatiser et de fiabiliser les processus.
Les grands groupes face à la mobilité interne : un défi sous-estimé
Contrairement aux petites structures où l’organisation repose sur quelques individus clés, les grandes entreprises sont confrontées à un défi bien particulier : la mobilité interne et le turnover.
Les équipes financières et de trésorerie connaissent une rotation régulière des talents : promotions, changements de poste, départs… Dans ce contexte, une gestion basée sur les compétences individuelles et des fichiers Excel devient un véritable facteur de risque.
Voici trois situations classiques vécues par les directions financières des grands groupes :
- Un expert en couverture de change quitte l’entreprise → Ses fichiers Excel disparaissent avec lui, et personne ne sait exactement comment il gérait les expositions.
- Un trésorier senior part en congé longue durée → Son remplaçant peine à retrouver les informations critiques, car elles sont dispersées sur plusieurs outils non connectés.
- Une fusion ou une réorganisation interne a lieu → Chaque entité utilise son propre modèle Excel, et la consolidation devient un casse-tête.
Dans ces cas de figure, les entreprises qui ne sont pas outillées se retrouvent en difficulté. Elles perdent en réactivité, en fiabilité et en continuité métier.
Les petites entreprises ne sont pas épargnées : le risque du départ du CFO ou du trésorier
Si les grandes entreprises sont exposées aux risques liés à la mobilité interne, les petites structures, elles, sont confrontées à une autre problématique : la dépendance à une seule personne-clé, souvent le CFO ou le trésorier.
Lorsque le CFO ou le trésorier quitte une petite entreprise, les projets financiers sont souvent mis en pause, voire totalement arrêtés, le temps de trouver un remplaçant. Cette transition entraîne plusieurs problèmes majeurs :
- Perte des savoir-faire : les méthodes de travail et les fichiers Excel utilisés par le précédent responsable ne sont pas toujours repris par son successeur.
- Reconstruction des outils : au lieu de s’appuyer sur un système structuré, chaque nouveau CFO recrée ses propres fichiers et process, ce qui engendre une perte de temps et de continuité.
- Coût du recrutement et de la transition :
- Coût du cabinet de recrutement
- Temps perdu pour recruter et onboarder un remplaçant
- Phase d’adaptation et de montée en compétence
- Risque que les priorités financières soient mises en pause durant la transition
💰 Le résultat ? Une addition salée pour l’entreprise.
Gérer ces transitions coûte des dizaines, voire des centaines de milliers d’euros, sans compter le manque de continuité opérationnelle qui peut ralentir la prise de décisions financières critiques.
Pourquoi ne pas s’équiper pour éviter ces risques ? Un logiciel structuré permet d’assurer la continuité des services, indépendamment des départs.
L’IA dans un logiciel vs une IA utilisée « sur le pouce » : un choix stratégique
Certaines entreprises pensent utiliser l’IA en générant ponctuellement des analyses externes via des outils d’intelligence artificielle accessibles en ligne. Cette approche est séduisante sur le papier, mais pose plusieurs problèmes :
- Absence de continuité et d’historique : chaque analyse est réalisée de manière isolée, sans connexion avec les données historiques de l’entreprise.
- Fiabilité des données : en l’absence d’un système structuré, l’IA travaille sur des données souvent incomplètes ou obsolètes.
- Dépendance aux compétences humaines : si l’IA n’est pas intégrée dans un outil dédié, son utilisation repose entièrement sur l’initiative d’un collaborateur.
- Fuite de données potentielles : en utilisant une IA externe, les entreprises envoient souvent des informations financières sensibles sur des plateformes tierces, sans garantie sur la confidentialité et la sécurité des données. Dans certains cas, ces informations peuvent être stockées, analysées et exploitées par des fournisseurs de services IA, exposant l’entreprise à des risques de compliance et de cybersécurité.
💡 L’alternative ? Une IA intégrée dans un logiciel spécialisé.
Avec une solution comme DeftHedge, l’IA :
✅ S’appuie sur des données structurées et centralisées, garantissant des analyses fiables et continues.
✅ Est intégrée dans les workflows métiers, permettant une automatisation complète des processus financiers.
✅ Permet un suivi et une traçabilité des décisions prises, pour un meilleur contrôle et une réduction des risques.
✅ Assure une sécurité totale des données, car elles restent dans un environnement contrôlé et conforme aux exigences de confidentialité des entreprises.
Les entreprises qui veulent vraiment tirer parti de l’intelligence artificielle doivent d’abord poser les bases d’un système structuré et sécurisé, et non utiliser une IA externe « sur le pouce » qui ne fait que générer des analyses ponctuelles tout en exposant potentiellement les données sensibles.
Conclusion : où en êtes-vous aujourd’hui ?
Si votre direction financière repose encore sur Excel et des procédures manuelles, il est urgent de repenser votre organisation. Avant de parler d’IA, posez-vous les bonnes questions :
- Vos données sont-elles centralisées et sécurisées ?
- Votre entreprise dépend-elle trop des compétences individuelles ?
- Avez-vous une solution capable d’assurer une stabilité métier face au turnover ?
- Votre gestion du risque est-elle fiable, traçable et automatisée ?
Si la réponse à l’une de ces questions est non, il est temps de structurer votre gestion des risques avec une solution comme DeftHedge.